« La Sagesse d’Osho »

« La Solitude »

« Lorsque vous êtes seul, vous n’êtes pas seul, vous êtes simplement esseulé – et il existe une énorme différence entre solitude et isolement. Lorsque vous êtes esseulé, vous pensez à l’autre, l’autre vous manque. L’isolement est un état négatif. Vous ressentez que ce serait mieux si l’autre était là – votre ami, votre femme, votre mère, votre bien-aimé, votre mari. Cela aurait été bon si l’autre était là, mais l’autre n’est pas là. L’isolement c’est l’absence de l’autre. La solitude c’est la présence de soi-même. La solitude est très positive. C’est une présence, un débordement de présence. Vous êtes si empli de présence que vous pouvez remplir l’univers entier de votre présence et il n’y a besoin de personne. » Osho

Commentaire :

Lorsqu’il n’y a plus « d’être cher » dans notre vie, nous pouvons soit nous sentir esseulé, soit apprécier la liberté qu’apporte la solitude. Lorsque nous ne trouvons aucun soutien auprès des autres en regard de nos vérités profondément pressenties, nous pouvons soit nous sentir isolé et amer, soit célébrer le fait que notre vision est assez forte pour survivre au formidable besoin humain d’approbation, qu’elle vienne de la famille, d’amis ou de collègues. Si vous faites face actuellement à une telle situation, soyez conscient de la manière dont vous choisissez d’envisager votre « solitude » et assumez la responsabilité du choix que vous aurez fait. L’humble figure de cette carte irradie d’une lumière qui émane de l’intérieur. Une des contributions les plus significatives de Gautama Bouddha à la vie spirituelle de l’humanité a été d’insister auprès de ses disciples : « soyez votre propre lumière ». En définitive, chacun d’entre nous doit développer en lui-même la capacité à trouver son chemin dans les ténèbres, sans compagnon, carte ou guide.

« Le Rêve »

« Ceci a été dit encore et encore, à travers les siècles. Toutes les personnes religieuses ont dit ceci : « nous venons au monde seul, nous le quittons seul ». Toute intimité avec autrui est illusoire. L’idée même d’une intimité avec autrui surgit parce que nous sommes seul et la solitude fait mal. Nous voulons noyer notre solitude dans la relation… C’est pourquoi nous nous impliquons tellement dans l’amour. Essayez de voir ce point. D’ordinaire, vous pensez que vous êtes tombés amoureux d’une femme ou d’un homme parce qu’elle est belle, parce qu’il est beau. Ce n’est pas la vérité. La vérité est juste à l’opposé. Vous êtes tombé amoureux parce que vous ne pouvez pas être seul. Vous alliez tomber, vous alliez vous éviter d’une façon ou d’une autre. Et il y a les gens qui ne tombent pas amoureux d’une femme ou d’un homme – ils tombent amoureux de l’argent, ils entrent en relation avec l’argent ou avec la prise de pouvoir, ils deviennent des politiciens. Cela aussi est un évitement de votre solitude. Si vous observez l’homme, si vous vous observez profondément, vous serez étonné – toutes vos activités peuvent être réduites à une seule origine, cette origine est la peur de votre solitude. Tout ce qui existe autour est simplement une excuse. La véritable cause est que vous vous découvrez très seul. » Osho

Commentaire :

Un beau soir vous allez rencontrer votre âme sœur, la personne parfaite qui comblera tous vos besoins et incarnera tous vos rêves. Vrai ? Hé non ! Ces fantaisies que les écrivains et les poètes sont si enclins à entretenir ont leur origine dans les mémoires utérines où nous étions si en sécurité et si « un » avec nos mères. Ce n’est pas pour rien que toute notre vie nous aspirons à retourner en cet endroit. Mais, pour le dire sans ambages, c’est un rêve puéril et c’est étonnant comme nous nous y accrochions si obstinément malgré la réalité. Personne, qu’il soit votre compagnon actuel ou le futur partenaire de vos rêves, n’a obligation de vous fournir votre bonheur sur un plateau – quand bien même il le souhaiterait, il ne le pourrait pas. Le véritable amour ne vient pas d’une tentative de combler notre indigence en étant dépendant de quelqu’un d’autre, mais en développant notre propre richesse et maturité intérieures. Alors, nous avons tellement l’amour à donner que nous attirons naturellement à nous des amoureux.

« Les Amoureux »

« Notez bien ces trois choses : L’amour au stade le plus primaire est la sexualité, c’est le niveau physique – à son niveau le plus raffiné l’amour devient compassion. La sexualité est en deçà de l’amour, la compassion est au-delà de l’amour. L’amour est exactement au milieu. Très peu de gens connaissent ce qu’est l’amour, malheureusement quatre-vingt-quinze pour cent des gens pensent que la sexualité est de l’amour, il n’en est rien. La sexualité est animale. Assurément, elle a le potentiel de croître en amour mais elle n’est pas l’amour véritable, uniquement un potentiel… Si vous devenez conscient et vigilant, méditatif, alors la sexualité peut être transformée en amour. Et si votre état méditatif devient total, absolu, l’amour peut se transformer en compassion. La sexualité est la graine, l’amour est la fleur, la compassion est le parfum. Bouddha a défini la compassion comme étant « amour plus méditation ». Lorsque votre amour n’est pas uniquement un désir pour l’autre, lorsque votre amour n’est pas uniquement un besoin, lorsque votre amour est un partage, lorsque votre amour n’est pas celui d’un mendiant mais celui d’un empereur, lorsque votre amour ne demande rien en retour mais est seulement prêt à donner – à donner pour la seule joie de donner – alors ajoutez-lui la méditation et le parfum le plus pur est libéré : c’est la compassion. La compassion est le phénomène le plus élevé qui soit. » Osho

Commentaire :

Ce que nous appelons « amour » est en réalité tout l’éventail des modes relationnels, du plus terrestre au plus céleste.Au plan le plus terrestre, l’amour est attraction sexuelle. Beaucoup d’entre nous restons figés à ce stade parce que nos conditionnements ont chargé notre sexualité de toutes sortes d’expectatives et de répressions. Le problème majeur dans l’amour physique est qu’il ne dure jamais. Ce n’est qu’en acceptant ce fait que nous pouvons véritablement célébrer la sexualité pour ce qu’elle est, accueillir ses ébats et la laisser aller avec gratitude lorsqu’elle n’est plus. En mûrissant nous pouvons peu à peu faire l’expérience de l’amour qui existe au-delà de la sexualité et honorer l’individualité unique de l’autre. Nous commençons à comprendre que notre partenaire fonctionne bien souvent comme un miroir qui reflète les aspects non encore reconnus de notre réalité intérieure et qui nous soutient dans notre évolution. Cet amour est fondé sur une liberté sans expectatives, ni besoins. Ses ailes nous portent toujours plus haut, vers l’amour universel qui éprouve tout comme Un.

« Le Maître »

« Les maîtres n’enseignent pas la vérité car celle-ci ne peut pas être transmise. Ce que le maître vous enseigne va plus loin : cela dépasse les textes el les mots. Il s’agit d’une énergie qu’il active en vous, une sorte de synchronicité. Vous devez vous approcher du maître avec un grand amour, une confiance complète et le cœur ouvert. Vous ne savez pas qui vous êtes. Lui, par contre, sait qui il est et qui vous êtes. Comme la chenille qui ignore qu’elle peut devenir un papillon, vous êtes cette chenille, à savoir des bodhisattvas. Toutes les chenilles deviennent des bodhisattvas et tous les bodhisattvas étaient des chenilles. Les bodhisattvas peuvent se transformer en papillon qui lui peut devenir le bouddha : il porte en lui ce potentiel car il est un bouddha en essence. » Osho

Commentaire :

Dans le zen, le maître ne domine pas autrui car il est maître de lui-même. Chacun de ses gestes et chacune de ses paroles reflètent l’être illuminé qu’il est. Il n’a pas de buts personnels ni le souhait que les choses soient différentes de ce qu’elles sont. Ses disciples se rassemblent autour de lui, non pas pour le suivre mais pour s’imprégner de sa présence et pour être inspirés par son exemple. Dans les yeux du maître, vous voyez votre propre vérité et dans son silence, vous tombez plus facilement dans le silence de votre propre être. Si vous pouvez trouver un tel maître, vous êtes béni. Dans le cas contraire, continuez à chercher. Apprenez tout ce qui est à apprendre auprès d’enseignants et de prétendus maîtres et poursuivez votre chemin. « Charaiveti », disait le Bouddha. Continuez, allez toujours plus loin.

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